Le métier de chauffeur VTC (voiture de transport avec chauffeur) se prête bien à l'auto-entreprise, mais il est strictement encadré : il faut une carte professionnelle, un véhicule conforme et une inscription au registre national des VTC. Le statut micro permet de démarrer simplement, sous réserve de respecter les plafonds applicables aux prestations de services. Cette fiche détaille la carte VTC, l'inscription obligatoire, les plafonds de chiffre d'affaires et les cotisations, à l'appui du Code des transports et des sources officielles (service-public.fr, autoentrepreneur.urssaf.fr, economie.gouv.fr).
L'essentiel
- L'activité VTC suppose une carte professionnelle de conducteur VTC délivrée après examen (article L. 3120-2-2 du Code des transports).
- L'exploitant doit être inscrit au registre national des VTC tenu par le ministère des Transports.
- Le VTC relève de la prestation de services : plafond de chiffre d'affaires de 83 600 € en 2026.
- Les cotisations sociales s'élèvent à 21,2 % du CA (prestation de services BIC) en 2026.
- La franchise de TVA joue tant que le CA reste sous 37 500 € (seuil majoré 41 250 €).
La carte professionnelle VTC
Pour conduire un VTC, il faut détenir une carte professionnelle délivrée par la préfecture. Elle suppose un permis B depuis plus de trois ans (ou deux ans en conduite accompagnée), un casier judiciaire compatible, une visite médicale, une attestation de premiers secours (PSC1) et la réussite à l'examen VTC organisé par les chambres de métiers. La carte est valable cinq ans et doit être visible dans le véhicule.
Attention à ne pas confondre VTC et taxi : le VTC ne peut pas être hélé dans la rue ni stationner en attente de clientèle ; il fonctionne uniquement sur réservation préalable.
L'inscription au registre VTC et le véhicule
L'exploitant — ici l'auto-entrepreneur lui-même — doit s'inscrire au registre national des VTC, moyennant une redevance et le renouvellement tous les cinq ans. Le véhicule doit répondre à des critères techniques (ancienneté, dimensions, puissance) et afficher une vignette VTC. Une assurance professionnelle « transport de personnes à titre onéreux » est indispensable : l'assurance personnelle ne couvre pas cette activité.
Plafonds, cotisations et TVA en 2026
| Élément | Montant / taux 2026 |
|---|---|
| Plafond de chiffre d'affaires (services) | 83 600 € |
| Cotisations sociales (prestation de services BIC) | 21,2 % du CA |
| Versement libératoire (option) | 1,7 % du CA |
| Franchise de TVA (services) | jusqu'à 37 500 € (majoré 41 250 €) |
Le chiffre d'affaires VTC peut grimper vite : un chauffeur à plein temps approche fréquemment le plafond de 83 600 €. Les commissions prélevées par les plateformes (de l'ordre de 20 à 30 %) ne sont pas déductibles en micro-entreprise, ce qui pèse sur la rentabilité réelle. Beaucoup de chauffeurs comparent rapidement avec l'EURL ou la SASU, qui permettent de déduire le carburant, l'entretien et l'amortissement du véhicule.
Les démarches
- Obtenir la carte VTC : examen, casier, visite médicale, PSC1.
- Choisir un véhicule conforme et souscrire l'assurance transport de personnes.
- Créer l'auto-entreprise sur le guichet unique de l'INPI (activité de prestation de services).
- S'inscrire au registre national des VTC et obtenir la vignette.
- S'inscrire sur les plateformes de réservation et/ou développer sa clientèle directe.
- Déclarer le CA mensuellement ou trimestriellement à l'URSSAF.
FAQ
Peut-on être VTC en auto-entrepreneur sans carte professionnelle ?
Non. La carte VTC est obligatoire pour conduire ; l'exercice sans carte constitue du transport illégal de personnes, lourdement sanctionné.
Les commissions des plateformes sont-elles déductibles ?
Non en micro-entreprise : les cotisations et l'impôt se calculent sur le CA brut encaissé, commissions comprises. C'est l'un des principaux inconvénients du statut pour le VTC.
Quel plafond de chiffre d'affaires pour un VTC ?
Celui des prestations de services, soit 83 600 € en 2026. Au-delà deux années de suite, il faut quitter le régime micro.
Faut-il payer la TVA en tant que VTC ?
Pas tant que le CA reste sous le seuil de franchise de 37 500 €. Au-delà, le chauffeur devient redevable de la TVA et la facture à ses clients.